1910 à 1920 : Léon Ruisseau nourrit et façonne son rêve...



Fort de son expérience chez Astruc, Léon Ruisseau, alors jeune papa, est bien décidé à reprendre le contrôle de sa vie. Il lance sa propre affaire.


Il installe sa petite famille dans un moulin à Trégas, en bordure du Bernazobre, un ruisseau dévalant de la Montagne Noire.


En s’aidant de la force hydraulique, il aménage un atelier dans lequel il fabrique des articles en bois tournés : chaises, fauteuils, petites tables d’enfants.


Dans cette nouvelle aventure, il peut compter sur l’aide et l’enthousiasme de son épouse Germaine, de ses deux beaux-frères (Jean Bonafou et Charles Bed) et d’un cousin (du côté de sa mère), Ernest Chazote.


Si les cœurs sont à l’ouvrage, la fine équipe n’oublie pas également de profiter de son nouveau cadre de vie et Léon Ruisseau, de sa « liberté retrouvée ». Les parties de pêches à la truite, d’écrevisses ou de courses de poules s’enchaînent dans la joie et la bonne humeur…


Mais très vite, les rêves du début laissent place à la réalité d’un foyer qu’il faut faire vivre… Léon Ruisseau réalise que son moulin ne les mènera pas très loin et qu’il lui faut trouver une situation plus prometteuse…