La marque française de sièges et mobiliers

d'instants durables...

" On a tous été assis sur un siège Stella...."

 

Il était une fois...

1922

Léon Ruisseau crée "Stella" à Labruguière (Tarn)

 

 

De la génération de Le Corbusier, Léon Ruisseau donne dès le départ un caractère fondamental à son approche du mobilier en fondant l’existence de sa petite entreprise sur la résolution technique des points faibles des assises.

Visionnaire doté d’un excellent sens des affaires, Léon Ruisseau ne veut pas fabriquer des chaises pour fabriquer des chaises. Il veut fabriquer des "sièges durables" qui traversent le temps et les générations.

 

Sa vision : « N’est bien que ce qui dure… » 

 

Bien décidé à marquer son temps, il se lance en famille dans l'aventure Stella avec la ferme intention de créer une marque inspirante pour les siècles à venir...

Mars 1922

Léon Ruisseau dépose le brevet de sa « chaise indislocable »

 

 

Fort de ses précédentes expériences dans la fabrication de brouettes pendant la première guerre, Léon Ruisseau invente un modèle de chaise doté, dans son principe constructif, d’un gage de solidité incontestable…

 

Baptisée « LUCETA », cette chaise unique en son genre signe le lancement des premières chaises dites « INDISLOCABLES », qui vont faire la renommée de Stella.

En mars 1922, Léon Ruisseau dépose un brevet pour protéger sa « chaise indislocable ». Ce brevet sera le premier d’une longue série puisque, par la suite, il déposera 15 brevets pour couvrir ses procédés de fabrication exclusifs en matière de sièges et de brouettes.

1922-1934

" L'étoile Stella " dessine son chemin...

 

 

Au départ, un seul modèle de « chaise indislocable » est commercialisé. Léon Ruisseau, accompagné de son fils Louis, la présentent dans des bistrots et des églises du Sud-Ouest de la France. Très vite, le succès est au rendez-vous...

L’atelier familial et sa dizaine de salariés laissent place aux « Usines Stella » permettant ainsi à la manufacture d'intégrer l’ensemble de la filière, de la scierie à la fabrication. Les commandes de mobiliers affluent de toute la France et les publicités Stella s’affichent jusque dans le métro parisien et sur les ondes de Radio Andorre.

 

Dès 1930, Stella diversifie sa production en fabriquant du mobilier scolaire, fabriqué, comme tous les autres meubles Stella à partir de hêtre de la Montagne Noire. Toutes ces assises et mobiliers sont dessinés et mis en page dans un premier catalogue comptant pas moins de 40 pages, paru en octobre 1934. 

1934-1960

Stella devient une référence en France et à l'étranger

 

 

 

Réparties sur 4 sites représentant plus de 20 000 m2, les "Usines Stella" emploient désormais plus de 500 salariés. Stella se bâtit une expertise dans les projets sur mesure et devient une référence nationale pour les architectes et l’évêché.

Avec sa chaise géante fabriquée à l’occasion de l’exposition universelle de 1947, l'étoile démontre sa capacité à fabriquer l’impossible.

Les catalogues s’enrichissent de nouveaux modèles et styles de meubles. Aux mobiliers de bistrots, cafés, restaurants, hôtels et aux bureaux et chaises pour les écoles s’ajoutent des bancs et sièges pour les facultés, les églises, les salles de spectacles et de cinémas.

 

La production d’après-guerre dépasse les 15 000 pièces / mois et désormais les collections Stella s’exportent aussi en Afrique du Nord. Dans cette même période, un nouveau site ouvre ses portes, un magasin d’usine qui devient la vitrine locale du succès de la marque Stella.

1960-1970

Stella accompagne les modes et s'adapte à tous les styles...

 

La gamme des sièges Stella compte désormais de nombreux modèles de chaises et fauteuils, aujourd'hui témoins des modes plébiscitées par les générations passées : des modèles typés années 60 à structure tubulaire fine comme la chaise et le bridge Cécilpila, ou encore des modèles de fauteuils de style scandinave avec structure en bois aux angles adoucis et organiques, et garniture en skaï.

 

Si les matériaux, les formes, les couleurs suivent les tendances et les envies de cette époque, la qualité de fabrication demeure fidèle à la volonté de son fondateur de proposer un mobilier remarquable et résistant à l’épreuve du temps.

Mais Léon Ruisseau prend de l'âge. Il confie la direction de l’entreprise au tandem formé par son fils, Louis Ruisseau et son beau-fils, Albert Melliere

Faute de volonté, de moyens ou peut-être un peu des deux, les indispensables investissements ne sont pas faits. De moins en moins concurrentielle, l'entreprise subit également deux incendies qui font entrer l'étoile dans une période de tourments...

1970-1991

Orpheline de son visionnaire, l'étoile vacille...

 

Léon Ruisseau décède en 1973.

 

Déjà fragilisée par des difficultés conjoncturelles, la manufacture plonge dans des difficultés sociales et financières qui vont obliger Louis Ruisseau, à confier la direction de l'entreprise au Groupe Montlaur, Michel Montlaur ayant épousé Colette Ruisseau, fille de Louis Ruisseau.

 

Dès 1981, sur décision du Groupe Montlaur, les "Usines Stella" sont transférées sur un seul et même site situé à Aussillon près de Mazamet, soient à quelques kilomètres de Labruguière, son berceau originel depuis 60 ans.

Après le décès de son visionnaire et ce déménagement, il s'ensuivit de nouvelles épreuves pour l’étoile puisqu'en 1991, le Groupe Montlaur, propriétaire de la chaîne d’hypermarchés et de supermarchés du même nom, dépose le bilan entraînant dans sa chute la cinquantaine de salariés Stella...

1991-1996

L'étoile cherche son chemin...

 

Les activités de Stella sont aussitôt reprises par des cadres de l'entreprise dont Christian Lauverjat diplômé de la célèbre école Boulle et directeur technique au sein de l'usine Stella depuis les années 80. Ensemble, ils créent "La Société Nouvelle des Usines Stella". Malheureusement, leur passion et leur bonne volonté ne suffiront pas à rétablir une bonne situation financière. En juillet 1995, Stella essuie un nouveau dépôt de bilan, suivi d'une liquidation en décembre de la même année. 

 

Mais l'étoile n'est pas décidée à disparaître ! En janvier 1996, Stella est sauvée in extremis grâce au projet de Michel Pradelle, ancien consultant d'origine auvergnate. En quête"d'une société qui fabrique"et amoureux de la région Midi-Pyrénées, la reprise de Stella est pour lui LA chance à saisir...

 

Avec l'aide de Christian Lauverjat, ils créent ensemble MEDI SA (qui deviendra plus tard Stella SAS) qui permet la reprise d'une grande partie du personnel, du nom de marque "STELLA" ainsi que les actifs de l'ancienne société.
 

1996-2012

L'étoile rayonne dans l'ameublement pour les collectivités...

 

Finie la production de masse vendue sur catalogue. Désormais, l'activité de Stella se concentre sur des marchés publics et privés spécialisés (crèches, écoles maternelles, internats et résidences étudiants, maisons de retraite, restaurants collectifs, etc.).

 

Ce re-positionnement stratégique couplé à des investissements dans son outil de production lui offrent la possibilité de montrer à nouveau son savoir-faire dans la fabrication de "mobiliers durables", soumis à usage collectif intensif. Stella conçoit, fabrique, livre et installe dans toute la France. Stella importe aussi dans les pays de l’Est et dans les pays du Golfe des ensembles de mobiliers spécifiques ou personnalisés, en petites et moyennes séries.

 

En parallèle, l'étoile poursuit son développement dans l’équipement des lieux de cultes (églises, temples, synagogues) et s’ouvre à un nouveau domaine : l’agencement de magasins. Durant plus de 15 ans, de très belles références lui permettent ainsi de briller à nouveau et de rayonner comme une référence de l'ameublement pour les collectivités et les entreprises.

2012-2013

L'étoile renoue avec son Histoire et invite au challenge...

 

En 2012, pour célébrer les 90 bougies de la manufacture, Michel Pradelle et Christian Lauverjat ouvrent dans les locaux de l'entreprise "Le Musée de la Chaise Stella".

Du premier modèle indislocable au dernier modèle prestigieux, la chaise Quai d'Orsay (fabriquée en 2009 en 300 ex pour le centre de documentation des Affaires Etrangères), quasiment tous les modèles de chaises créées depuis 90 ans y sont exposés. 

A cette occasion également, des premières rééditions vintage de modèles des années 1950 / 1970 sont exposées dans des galeries spécialisées.

Après 17 années à la barre, Michel Pradelle, alors âgé, cherche un repreneur... Benoit Puech, enfant du pays et ancien entrepreneur dans les assurances, tombe amoureux de Stella et de son histoire. En 2013, il accepte de relever le défi qui l'attend et devient le PDG de Stella qui compte alors une trentaine de salariés.

2013-2017

L'étoile perd son élan... pour mieux rebondir !

 

Dans un contexte économique devenu défavorable à cause de la baisse soudaine des dotations de l'état aux collectivités locales (qui représentent la majeure partie de l'activité de Stella depuis sa reprise) et une concentration de la concurrence, Benoit Puech décide de miser sur l'agencement pour redonner des vents porteurs à l'étoile...

 

L'opportunité se présente également de reprendre l'activité de Mark, un fabricant de meubles haut de gamme, implanté depuis 20 ans à Revel. Cette acquisition permet à Stella de renouer avec la production de mobiliers domestiques et de bénéficier de son réseau de distributeurs pour commercialiser notamment en série limitées des rééditions de 3 modèles de chaises Stella iconiques : Cécilpila, Antilope et Ingrid.

Malgré de belles références d'agencement et d'équipement mobiliers pendant cette courte période, l'étoile ne résiste pas aux vents mauvais. Benoit Puech, ne trouvant pas de repreneur ou d'investisseurs, est obligé de se résoudre à une liquidation de la société en décembre 2017... Mais une fois n'est pas coutume : l'étoile veut briller !

Juin 2018

L'étoile entre dans la galaxie du fabricant Acorh

 

 

Spécialisée dans la fabrication de mobilier en petites et moyennes séries pour l'agencement de magasins en réseaux, de grandes surfaces et de collectivités, la société ACORH implantée dans le Tarn depuis 1940 se porte acquéreur de Stella au moment où personne ne l'attendait...

Les deux associés d'ACORH, Jean-Louis Dourlies et Jean-Claude Richard sont immédiatement séduits par le passé rocambolesque de l'étoile. Tous deux partagent cette même vision qu'avait Léon Ruisseau lorsqu'il a fondé Stella en 1922 : "N'est bien que ce qui dure..."

Ainsi, depuis juin 2018, l'étoile est entre leurs mains et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils lui donnent les moyens de retrouver son faste d'antan...

2018-2020

L'étoile fait cap vers un centenaire durable !

 

Après 60 ans à Labruguière et 37 ans à Mazamet, l'Histoire de Stella continue à s'écrire dans le Tarn depuis les sites de production du Groupe ACORH situés à Graulhet mais également depuis "Le Musée de la Chaise Stella" hébergé désormais sur la commune de Labruguière, ville natale de Stella.

Fervents défenseurs du patrimoine local, les deux associés d'ACORH ont accepté de confier à l'Association ADAGE l'héritage des pièces du "Musée de la Chaise Stella".  Ainsi, depuis l'été 2018, au bonheur des labruguiérois et plus largement des amoureux d'Histoire, Stella se raconte à un public de plus en plus nombreux dans un musée dédié et géré avec passion par André Formet, le Président de l'Association Adage.

Installé provisoirement dans l'une des dépendances du parc de l'illustre Château de Cardaillac, le "Musée Stella" offre à ses visiteurs de (re)découvrir les modèles de chaises Stella qui ont marqué plusieurs générations.

 

"On a tous été assis sur une chaise Stella..." Pour faire honneur aux 100 ans de développement durable de ce patrimoine industriel français, le Groupe ACORH poursuit ses investissements pour préparer l'étoile à un centenaire qui sera forcément durable !

Léon RUISSEAU

Fondateur de Stella en 1922